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Mercredi 16 mars 2011 3 16 /03 /Mars /2011 09:00

Après moultes péripéties, le lycée Romain Rolland, qu’il avait été convenu de renommer après sa reconstruction, a enfin un nom !

Parce qu’il existe plusieurs établissements Romain Rolland, et  parce qu’il a été reconstruit sur un site différent par la région ile de France, il était convenu que le Lycée anciennement Romain Rolland  porte un nouveau nom, de préférence un nom de femme.  

La ville d’Argenteuil proposa le nom de Josette et Maurice AUDIN. Lui, communiste, militant de la cause anticolonialiste, et de l’indépendance de l’Algérie, fut porté disparu (vraisemblance assassiné) en 1957. Josette AUDIN  poursuit le combat pour la vérité sur la mort de son mari. Elle vécut de nombreuses années à Argenteuil avec ses trois jeunes enfants.

Le conseil d’administration du Lycée, a émis un vote à partir des propositions de l’administration, la mairie, les enseignants…  

Après plusieurs tours de scrutin, le nom de Josette et Maurice AUDIN fut repoussé. C’est le nom de : Emilie du Chatelet qui fut majoritaire.

Or, la ville ne souhaitant pas ce nom, elle fit une nouvelle proposition, en accord avec la proviseure.

C’est donc le nom de Julie Victoire DAUBIE qui fut proposé lors d’un nouveau conseil d’administration. Ce nom fut voté 6 voix pour et 16 abstentions (parents d’élèves et  enseignants).

Ces derniers m’ont expliqué, qu’ils avaient émis un vote d’abstention car ils s’étaient prononcés une première fois en faveur d’Emilie du Chatelet et ne souhaitaient pas se déjuger. Certains ont émis des réserves sur le personnage Julie Victoire DAUBIE.

Nous étions invités à la région à nous prononcer sur le nom du lycée lors de la commission permanente du 10 Mars. Je n’ai pas souhaité prendre part à cette dénomination non validée par les enseignants et les parents d’élèves, et ce , dans un soucis de respect du processus démocratique mis en place par le conseil régional, qui  a fait le choix de suivre l’avis des conseils d’administration. Les groupes PRG-MUP, Front de Gauche et Front de Gauche Alternatifs se sont abstenus sur cette délibération.

Désormais le lycée s’appelle Julie-Victoire DAUBIE. Nous devons, faire en sorte, que les 40 000 000€ investis par la région, pour avoir un lycée de belle qualité, permettent à tous les élèves, comme Julie Victoire DAUBIE en son temps, d’obtenir leur Baccalauréat. Même si je regrette ces querelles stériles autour d’un nom, l’essentiel est ailleurs. Il est dans le maintien d’un enseignement public de qualité. L’heure est plus que jamais à la mobilisation pour garder des enseignants en nombre suffisants. Car si beaux soient ils, si confortables soit le lycée, l’enseignement a besoin de personnel qualifié en nombre suffisant .

Qui était Julie-Victoire DAUBIE ?

Julie-Victoire DAUBIE, née dans les Vosges en 1824, avait étudié le grec et le latin avec son frère abbé. En 1844, elle écrivit La Femme pauvre au XIXe siècle. Un ouvrage très complet qui fait encore  pour les études sur l’éducation des femmes. Elle est également l’une des premières à prendre position pour le suffrage des femmes. Le 16 août 1861, l’Académie de Lyon décerne le Baccalauréat des Lettres à une femme dont la candidature avait été refusée auparavant par l’Académie de Paris. À trente-sept ans, Julie-Victoire DAUBIE devient la première bachelière de France. Il lui faudra encore plusieurs mois et l’intervention de l’impératrice Eugénie pour obtenir la remise effective de son diplôme.

Bien qu’elle ne puisse pas assister aux cours (l’examen était accessible aux femmes, mais les cours leur étaient encore interdits), elle réussira sa licence des lettres le 28 octobre 1871 et deviendra également la première femme licenciée.

 

JV Daubie

Par Marie José CAYZAC
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Mercredi 9 mars 2011 3 09 /03 /Mars /2011 11:20

11 mois...

Sans secrétaire...

Le groupe Communiste, M.U.P., et apparentés soufflera bientôt sa première bougie sans secrétaire!

Pour ce malheureux anniversaire, vos suggestions, contributions sont les bienvenues!

 

 

Orchidée

 

 

La droite se réveille!

Aprés avoir voté sans hésitation, tant au conseil municipal, qu'à la communauté d'aglomération le financement

des locaux de l'université Paris XIII, Monsieur METEZEAU s'inquiête de l'argent des contribuables.

Il serait temps!!!

Pour notre part, nous nous sommes abstenus sur cette délibération.

Pour ma part, j'attends la réponse de la vice Présidente à la région et de la ministre Valérie Pecresse que j'ai interpellé.

Par Marie José CAYZAC
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Mercredi 9 mars 2011 3 09 /03 /Mars /2011 09:30

Ce 8 mars comme les précédents, chacun y a été de son petit refrain sur le rôle des femmes dans la société, et des inégalités persistantes dans notre pays.

Les femmes continuent à gagner moins que les hommes, à responsabilité égale et à diplôme équivalent. C’est dire que la loi n’est pas appliquée.  Aujourd’hui, une cadre gagne 23% de moins que son collègue masculin, pour un travail identique. Quand aux emplois sous payés, précaires, à temps partiel, ils sont fréquemment l’apanage des Femmes. Les caissiers à temps partiels ne se bousculent pas, les agents de ménage, les agents de cantine ne sont pas non plus légion dans la gente masculine !

Le travail salarié est une chose à laquelle beaucoup de femmes aspirent. Encore faut il qu’elles trouvent un emploi, car le chômage frappe davantage les femmes. A peine décroché le job, il faut qu’elles trouvent un moyen de garde pour leur enfant. Et l’élue à la petite enfance que je suis, sait combien l’accès aux structures d’accueil est limité en nombre. Notre pays est dans ce domaine très en retard et n’a pas réellement une politique ambitieuse qui va dans ce sens. 60% des enfants de 3 ans sont gardés par un parent !

En matière de travaux ménagers, les choses n’ont guère évolué, et si les femmes passent quelques heures par semaine de moins dans les activités ménagères, c’est davantage en raison des progrès de la technologie (robots, plats cuisinés, etc.) que de l’implication des hommes.

Enfin les femmes battues restent invariablement nombreuses. Une femme meurt tous les 3 jours sous les coups de son conjoint. Là, aujourd’hui… En France.

Mais il faut bien le dire en dépit de la loi sur la parité la politique est restée  profondément masculine. Les élections à scrutin de liste, telles les municipales ou les régionales ne laissent plus le choix, et la parité est strictement respectée. Ce n’est pas le cas pour les élections uninominales. La mise en place des suppléants à définitivement donné bonne conscience aux hommes… Les femmes peuvent avoir leur place de suppléante… Souvent même choisie parce qu’issue de l’immigration !

Mais les résultats sont là. Les assemblées restent profondément masculines, et les années qui passent ne modifient peu cet état de fait :

  • A l’assemblée Nationale : 107 femmes pour 470 Hommes
  • Au sénat : 75 femmes soit 21,9% ; 268 hommes soit 78,1%
  • 13,9% de femmes sont maires, 5,3% dans les communes de 9 000 à 30 000 habitants, et seulement 2,8% dans les villes de plus de 100 000 habitants.
  • Dans le Val d’Oise, Le conseil général actuel comprend 35 hommes et 4 femmes. Si la loi sur la reforme des collectivités territoriales était appliquée il fusionnerait les conseils généraux et régionaux faisant ainsi des conseillers territoriaux. Or l’élection de ceux-ci, à un scrutin uninominal, porterait vraisemblablement  atteinte à la parité !

Le combat des femmes vers plus d’égalité est plus que jamais d’actualité. Les crises économiques touchent d’abord les femmes. Nous ne devons accepter aucune concession sur le front des inégalités. Rien n’est arrivé sans la volonté des femmes qui nous ont précédées. Rien de nos acquis n’est définitivement acquis !

Par Marie José CAYZAC
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